La Délégation permanente du Togo auprès de l’UNESCO et de l’OIF porte à la connaissance de la diaspora togolaise que le festival « ERITAJ », initié par l’association « Afrotitud » et soutenu par le ministère des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, se tiendra du 31 mars au 05 avril 2026 à Lomé (Togo 2000). Placée sous le thème « Patrimoine et culture : l’ADN d’un marketing territorial ambitieux », cette initiative vise à promouvoir l’identité culturelle togolaise, à renforcer la paix sociale et à consolider les liens entre les territoires et leurs diasporas. Elle offre une plateforme de rencontre entre les acteurs culturels locaux, les collectivités territoriales et les partenaires institutionnels, avec pour ambition de faire de la culture togolaise un vecteur de coopération, d’intégration africaine et de développement durable. La Délégation permanente invite la diaspora togolaise à y participer. Fait à Paris le 03 mars 2026
Communiqué à l’endroit de la diaspora Togolaise
Communiqué sur l’organisation du festival « ERITAJ »
Diversité culturelle, le socle du vivre ensemble
Le Togo abrite une mosaïque de groupes ethniques avec une multiculturalité qui fait de cette nation un havre de paix, un ilot de diversité culturelle et une nation de forte cohésion et d’inclusion sociales. Le Togo compte une quarantaine de groupes ethniques qui parlent d’environ 44 langues. Il s’agit des Adangbé, Adélé, Adja, Agouna, Akébou, Akposso, Anoufom (Tchokossi), Anyanga, Bassar, Biyobè (Sola), Bogo-Ahlon, Dyè (Ngan-gam), Ewé, Fon, Gonja, Gourma,Guin, Haoussa, Ifè (Ana), Kabiyè, Konkomba, Kpessi (Akyem/Atchem), Lamba, Logba, Mahi, Mamproussi, Mina, Moba, Mossi, Natchaba, Nawdéba, Ntribou, Peul, Tamberma (Betarnaribè),Tem, Tchamba, Xwla-Xwéda Yanga et Yorouba. La diversité culturelle du Togo n’a d’égale que la richesse des us et coutumes perpétués à ce jour, et qui plongent leurs racines dans les traditions ancestrales. Chacune des cinq régions administratives offre un éventail chatoyant de pratiques culturelles qui valent toutes le détour. Tingban pab est la fête des moissons des Moba du Grand Tône dans la région des Savanes. C’est une fête traditionnelle célébrée chaque année le 2ème samedi du mois de décembre après les grandes récoltes. Elle se définit comme étant l’occasion solennelle pour remercier les diverses divinités qui, par leurs actions bienfaisantes ont concouru à une bonne récolte. Elle est rotative dans les chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures. La région des Savanes fait frontière du Togo avec le Burkina Faso. Elle abrite de nombreux sites historiques tels les grottes et greniers de Nano et Maproug flanquées au creux de la falaise. Les éléments spécifiques du patrimoine matériel des peuples de la région sont exposés au musée régional des Savanes. Les luttes initiatiques Evala en pays Kabyè, dans la région de la Kara sont une valeur culturelle qui traverse les temps depuis près de cent cinquante ans. Ces rites ont lieu au cours de la deuxième semaine du mois de juillet et attirent beaucoup de touristes. Une occasion pour faire du tourisme à partir de Kara une ville qui permet de rayonner vers les nombreux sites naturels et culturels de la région dont la vallée Tamberma et le paysage Koutamakou, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. http://whc.unesco.org/fr/list/1140 , mais aussi de vivre l’expression démocratique des populations par alignement derrière le candidat de son choix, lors des élections des autorités traditionnelles. La région de la Kara est également connue pour la célébrité de Sintou-Djandjaagou, une fête des moissons typique des Nawdéba et Lamba de Doufelgou célébrée le 1er samedi du mois d’avril de chaque année à Niamtougou. La région regorge plusieurs musées notamment le musée régional de la Kara et le musée autobiographie du feu Général Gnassingbé Eyadéma, des foyers métallurgiques et des sites archéologiques. Danse initiatique à forte connotation ésotérique, T’Bol, la danse du feu en pays Bassar est également une forte attraction touristique dans la région de la Kara. D’pontr/N’dack (fête des ignames), célébrée le 1er samedi du mois de septembre de chaque année alternativement à Bassar et à Guérin Kouka offre l’occasion de bien découvrir cette pratique ésotérique et des hauts fourneaux métallurgiques. A quelques kilomètres au nord de la ville de Kara, est célébrée le 2ème samedi du mois de février de chaque année Tislm-Difoini-Oboudam (fête des moissons et d’initiation, un espace et temps dédiés à la promotion des richesses culturelles des populations de la Kéran (Lamba, Temberma et Konkomba). A l’est de Kara, l’on découvre les richesses culturelles des populations de la Binah notamment le rite initiatique Sinkaring dont l’apothéose est célébrée le 1er samedi du mois de septembre de chaque année. La Binah est aussi connu pour son carrefour commercial international, le marché de Kétao. Au sud de Kara, la ville de Bafilo offre son hospitalité aux touristes, acteurs culturels et populations du pays, le 2ème samedi du mois de décembre à l’occasion de Kamaka, fête des moissons de Tem d’Assoli. A Sokodé, la plus importante ville de la région centrale, La vie est solidement organisée autour des chefferies traditionnelles qui font encore aujourd’hui autorité sur les Tem. La musique et les danses locales ne se rencontrent nulle part ailleurs au Togo. A l’occasion de Adosa, la danse du couteau, une fête initiatique, les rues se remplissent de musique et de danses traditionnelles riches en couleur. Le tissage artisanal est aussi l’une des principales activités. La région foisonne de marchés très animés à Tchamba, Bassar et Sokodé. Assister à un spectacle de danse Tchébé sur échasses est une rare curiosité qui caractérise la ville d’Atakpamé dans la région des plateaux. C’est une des danses les plus célèbres du Togo et une des spécialités de la région. Odon-Itsu (fête des moissons dédiée à la terre nourricière), une autre attraction touristique de la région qui a eu lieu le dernier samedi du mois de juillet à Atakpamé -ville des sept collines. Badou, Kpélé et Agou par de grandes manifestations culturelles à savoir Ovazou (fête de moisson du fonio), Ewé monlou zan (fête de moisson du riz made in Togo) et Gbagba-zan (fête culturo-religieuse marquant la fin de la saison agricole). Avec Kpalimé et Badou, Atakpamé forme le « triangle du café-cacao » au sein de la première région agricole du Togo. La région des Plateaux bénéficie d’un climat doux et agréable des pays tempérés. C’est aussi la région à forte attraction touristique du pays avec des sites pittoresques notamment les ruines de Kamina (ancienne base militaire allemande), les cascades d’eau fraiche d’Aklowa, de Kpimé et de Womé, la cascade verte de Gbalédjé, le pic d’Agou, la forêt de Misssahoe, le Château Viale, le monastère de Danyi Dzogbégan, une variété de rivières et la grotte de Kévuvu ou grotte aux chauves-souris. A l’est de la région des Plateaux où la culture du coton reste un symbole de l’aristocratie locale, le patrimoine culturel s’identifie à travers des sites emblématiques à Notsé (berceau du peuple Ewé) avec les ruines de la grande muraille Agbogbo et Agbogbozan (fête traditionnelle) marquant la commémoration de l’exode des Ewé en 1720) célébrée le 1er septembre. Au sud-est de Notsé, est célébrée la fête traditionnelle Togbui-Agni des Adja Tado, qui offre l’occasion unique aux populations et touristes de vivre la sortie solennelle de l’emblématique Roi de la
Invitation à la Table ronde économique des Diasporas Togolaise, Africaine et Afro descendante
Le ministère des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur vous invite à la Table ronde économique des Diasporas Togolaise, Africaine et Afro descendante. Participer via Zoomhttps://us06web.zoom.us/j/81774188188?pwd=tDos5NtDaCEydnbaMofNP5xpg3a1XS.1 Voir des infos sur les réunions avec Zoom AI Companionhttps://us06web.zoom.us/launch/edl?muid=af9aaad8-3bd3-4765-8cf4-c06973420198 ID de réunion: 817 7418 8188Code secret: 626923
Le Togo élu pour siéger au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO
Le 24 novembre 2025, au siège de l’UNESCO à Paris en France, au premier jour lors de la vingt-cinquième session de l’assemblée générale des Etats parties à la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, parmi les points inscrits à l’ordre du jour, figurent les élections au Comité du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an et est composé de représentants de 21 États parties à la Convention élus par leur Assemblée générale. Au premier tour du scrutin et pour la toute première fois, le Togo a été élu comme membre du Comité du patrimoine mondial avec 104 voix sur 166 votants. La Délégation permanente du Togo auprès de l’UNESCO à Paris en France a été la cheville ouvrière de cette victoire à la fois diplomatique et culturelle du Togo. Le Chargé d’affaires, M. Charles Koffi AZILAN et toute son équipe ont œuvré pour ce rayonnement du Togo sur le plan du patrimoine mondial. Le Togo a présenté sa candidature au Comité du patrimoine mondial pour la période 2025-2029 afin de contribuer activement à la mise en œuvre équilibrée et crédible de la Convention de 1972 relative à la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Priorité Afrique de l’UNESCO, en vue de renforcer la représentation, les capacités et la visibilité du continent au sein du système du patrimoine mondial. Le Comité est responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, détermine l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et alloue l’assistance financière suite aux demandes des États parties. C’est à lui de décider si un site est accepté pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Il examine les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et demande aux États parties de prendre des mesures lorsque les sites ne sont pas correctement gérés. Il décide également de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial en péril et de leur retrait de cette Liste. Les grands axes de la contribution du Togo seront le renforcement de la crédibilité et la représentativité de la Liste du patrimoine mondial ; la consolidation les capacités africaines ; le soutien à la gestion durable et la résilience des biens inscrits ; la promotion de l’inclusion de tous les Etats Parties sur la Liste du patrimoine mondial. Le Togo entend collaborer étroitement avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives que sont le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Centre international d’étude pour la conservation et la restauration des monuments (ICCROM). De même, il sera question de travailler en bonne intelligence avec les Commissions nationales africaines pour l’UNESCO et les universités afin de mettre en œuvre ces priorités. Ayant été élu membre du Comité du patrimoine mondial, le Togo affirme son engagement à contribuer à une gouvernance équitable, inclusive et innovante du patrimoine mondial aux côtés des autres membres que sont l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Bangladesh, la Grenade, le Koweït, la Mongolie, le Pérou, la Pologne, la République Tchèque, la République unie de Tanzanie et la Suisse.
Appel du gouvernement à l’occasion de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information
À l’occasion de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, instituée par l’UNESCO aux fins de promouvoir une utilisation éclairée et responsable des médias, le ministère de la communication appelle chaque citoyen à vérifier l’information avant de la partager, pour une démocratie fondée sur la vérité et la cohésion sociale. #EducationAuxMédias #Togo #EMI
[Communiqué] Appel à projets dans le cadre de la table ronde économique des diasporas togolaise, africaine et afrodescendante
Togo : Lancement officiel de l’initiative « D-CLIC dans les CLAC »
Le 29 juillet 2025, la Représentante de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest a procédé au lancement de l’initiative « D-CLIC dans les CLAC » au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) d’Aného, au Togo, en présence du Directeur de cabinet de la Ministre de la Communication, des Médias et de la Culture, et du Maire de la commune des Lacs 1. L’événement a réuni plus d’une centaine de participants, parmi lesquels les usagers du CLAC et les jeunes sélectionnés pour la phase pilote du projet. Cette initiative vise à renforcer l’employabilité des jeunes grâce au numérique, tout en contribuant à la modernisation des CLAC. Parmi les 405 candidats, 90 jeunes ont été retenus pour suivre, durant six mois, des formations en développement web, marketing et communication digitale, ainsi qu’en animation de communautés. L’initiative « D-CLIC dans les CLAC » s’inscrit dans la continuité des actions de l’OIF en faveur de la lecture publique et du numérique. Elle témoigne également de l’engagement de l’OIF pour la promotion de la lecture publique à travers les CLAC, tout en illustrant la synergie entre les différents projets de la programmation 2025-2027 de l’OIF. Elle confirme le succès du dispositif des CLAC, devenu un véritable espace d’accueil pour des initiatives en faveur de la jeunesse francophone. Outre Aného, l’initiative sera également expérimentée dans le CLAC d’Iconi, aux Comores. Au Togo, cette nouvelle phase à Aného prolonge les formations D-CLIC déjà organisées entre décembre 2024 et juin 2025 au profit de plus de 300 jeunes et femmes à Lomé, Aného, Kara et Dapaong. Elle précède un déploiement, prévu d’ici fin 2025, en faveur de 300 autres jeunes. Source : francophonie.org
Démarrage des travaux de la 47ème session du Comité du patrimoine mondial
Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a débuté sa 47ème session le 6 juillet 2025 au siège de l’UNESCO à Paris. Cette session rassemble jusqu’au 16 juillet les délégués des Etats parties à la Convention de 1972 relative à la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, les organisations consultatives que sont le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), le Centre international d’étude pour la conservation et la restauration des monuments (ICCROM), et des acteurs de la société civile du monde entier engagés dans la protection du patrimoine culturel mondial. La session traite de plusieurs dossiers majeurs notamment l’examen du rapport du Centre du patrimoine mondial, qui fait le point sur les actions menées et les résultats obtenus dans la mise en œuvre des décisions du Comité. L’examen de l’état de conservation des sites déjà inscrits, en particulier ceux placés sur la liste en péril, occupe une place centrale : le Comité évalue les menaces, propose des mesures correctives et se prononce sur l’inscription ou le retrait de biens de cette liste. La proposition d’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial est également à l’ordre du jour. Parmi les 30 candidatures examinées cette année, deux sont issues de pays africains jusque-là absents de la Liste du patrimoine mondial, l’Unesco ayant fait du continent une priorité. Il s’agit de la réserve de biosphère de l’archipel des Bijagos (Guinée-Bissau) et les forêts de Gola Tiwai (Sierra Leone), refuge d’espèces menacées comme les éléphants de forêt. Enfin, la session se prononcera sur le rapport d’avancement de la Stratégie pour le patrimoine mondial en Afrique, dont l’objectif est de renforcer la conservation, la gestion et la valorisation des sites africains dans une perspective de coopération régionale. Le Togo participe activement à ces travaux à travers une délégation conduite par le Chargé d’affaires, Monsieur Charles Koffi AZILAN, et composée de Monsieur Adama AYIKOUE, Directeur du patrimoine culturel, Monsieur N’Poh NATTA, Secrétaire général de la Commission nationale du patrimoine culturel et Madame Yawa ALLEMAWO, Cheffe de la division des monuments, sites et patrimoine culturel immatériel. La 47ème session a approuvé le rapport sur l’état de conservation du site du Koutammakou, le pays des Batammariba, situé dans la région de la Kara, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 2004. Ce site singulier est reconnu pour ses habitations traditionnelles en terre, appelées « tata », témoignant d’un savoir-faire ancestral et d’une organisation sociale particulière, propre à l’identité culturelle togolaise. Pour sa préservation, le Togo mène des activités de formation des jeunes à la construction et la restauration des sikien et de sensibilisation des communautés locales en vue de leur implication dans la gestion dudit bien. Intervenant à la suite de la présentation du rapport du Centre du patrimoine mondial, le Chargé d’affaires a félicité le Centre pour le travail abattu surtout dans la mise en œuvre des décisions du Comité en particulier la décision 43Com 7B.112 qui a conduit à la mission de suivi réactif conjointe CPM, ICOMOS, ICCROM, du 25 au 31 mai 2024, sur le Koutammakou, le pays des Batammriba. Il a salué les efforts qui ont été consentis pour le renforcement des capacités des gestionnaires de sites et l’accompagnement des Etats membres dans l’identification et la protection de leurs patrimoines culturels et naturels ainsi que l’appui dans la préparation des dossiers de demande d’inscription. Le Togo a en effet bénéficié d’un accompagnement technique et financier pour soumettre une demande d’analyse préliminaire pour les sites de la métallurgie ancienne du fer de Bassar dans la perspective de le proposer prochainement pour inscription potentielle sur la Liste du patrimoine mondial, ce qui porterait à deux (02) le nombre de biens togolais sur ladite Liste. Monsieur AZILAN a par ailleurs relevé la persistance des déséquilibres de représentation des différentes régions sur la Liste du patrimoine mondial et s’est réjoui de la participation active du Togo aux travaux du groupe de travail à composition non limitée sur la représentativité, la crédibilité et l’amélioration de l’équilibre de la Liste du patrimoine mondial. Il a particulièrement insisté sur l’importance de l’implication des communautés locales et des peuples autochtones dans la gestion des biens du patrimoine. « Leurs voix doivent être prises en compte dans tous les processus de gestion et de conservation des sites, de façon à préserver leurs droits et la cohésion sociale », a-t-il ajouté. Shirel KUDJAWU Etudiante en Sciences politiques









